RDC : la transmission du virus Ebola s’intensifie au Nord-Kivu et en Ituri (OMS)

Les principaux facteurs à l’origine de la poursuite de l’augmentation du nombre de cas sont l’insécurité empêchant l’accès aux zones critiques, l’existence de communautés hésitant à participer aux activités de riposte, ainsi que la détection et la présentation tardives de cas aux centres de traitement d’Ebola, a précisé l’OMS dans un communiqué de presse publié jeudi.

Ce qui est le plus inquiétant, c’est le nombre de décès dans les communautés, c’est-à-dire à domicile ou dans des hôpitaux qui ne sont pas équipés spécifiquement pour traiter Ebola. Ces décès représentent environ 40% des cas signalés chaque semaine.

Au total, à la date du 14 mai, 1.739 cas ont été répertoriés par les systèmes de surveillance, dont 1.147 décès. Plus de la moitié des cas (56%) sont des femmes et 30% sont des enfants âgés de moins de 18 ans.

Environ les deux tiers des décès sont survenus en dehors des centres de traitement d’Ebola. L’OMS rappelle que les décès dans les communautés représentent un risque majeur de transmission à des membres de la famille et à des professionnels de santé.

Aujourd’hui, la transmission de la maladie reste la plus intense dans sept zones : Katwa, Mabalako, Mandima, Butembo, Musienene, Kalunguta et Beni.

« Les équipes de communication des risques et d’engagement communautaire continuent de diffuser des messages sur l’importance de se faire soigner rapidement dans les établissements de santé pour augmenter les chances de survie. Ces messages ont été particulièrement efficaces à Beni », a souligné l’agence onusienne.

L’OMS prévient que l’augmentation du nombre de cas devrait continuer dans les zones sensibles au cours des prochaines semaines. « L’augmentation des taux de transmission constatée récemment continue de démontrer un risque accru de propagation du virus Ebola dans d’autres provinces de la RDC et dans les pays voisins », a ajouté l’agence.

Source: / Organisation des Nations Unies (ONU). Le contenu de cet article ne reflète pas nécessairement les vues ou l’opinion de Global Diaspora News (www.GlobalDiasporaNews.com).